Etude hydraulique Bois Prieur Mémoire explicatif (1994)

Vous trouverez ci dessous un rapport d'étude hydraulique du Bois Prieur (bois qui se déverse sur le quartier de la doutre / charmes) et qui finit dans le ru de la ménagerie, à priori directement au bassin de la Doutre, difficile d'être affirmatif tant les documents sont durs à obtenir.

Premier point important : ce document date de 1994. Il a pour objectif de résoudre un problème... il y a donc bien un problème ! Qui pourtant vous allez le voir, ne s'est pas produit depuis quasiment une dizaine d'années. Car gouverner c'est prévoir ! 22 ans plus tard nous ferons mine de découvrir le problème...

Elle y décrit le bois prieur qui en 1994 est "tombé depuis peu dans le domaine privé de l'Etat, l'ONF vient d'en obtenir la gestion et envisage sa remise en valeur [...] On peut craindre que des travaux de drainage et de curage de fossés, nécessaires à l'assainissement de la forêt et des pistes ou allées forestières, n'entraînent une modification du régime hydrologique actuel.

Les apports d'eau provenant de ce bois posent déjà des problèmes dans le quartier de la Doutre(...)" (p4)

Construit depuis 1927, ce lotissement a occasionné le busage progressif du fossé issu du bois qui rejoignait le ru de la Ménagerie au Sud.

Entre 1927 et 1976 "aucun désordre significatif n'a été enregistré [...] tandis que, depuis cette date des inondations relativement fréquentes, jusqu'à 2 ou 3 fois par an, se sont produites jusqu'en 1985, dans le secteur de la rue de Pointault, en particulier où il aurait été mesuré jusqu'à 50cm d'eau au point bas, 1981 : les pompiers y circulaient en barque."

Conincidence ou non, 1976 c'est peu ou prou la fin de la construction du quartier des Charmes, construit sur le dit Bois Prieur.

"Depuis 1985, aucun nouvel incident n'est à signaler ; il faut dire que cette année correspond sensiblement au début d'une période de définit pluviométrique qui s'est prolongé jusqu'en 1993" (date de la rédaction du document) (p5)

Suit une description du réseau de fossés, des bassins versants, et des différents ouvrages hydrauliques qui, à une grille d'avaloir et/ou un talus près, semble n'avoir pas changé.

Une canalisation conséquente (contrairement à celle de la rue Pontault) passe sous l'école Gruet mais pas de chance elle commence à fonctionner lorsque les fossés débordent sur les habitations !

"[La] capacité nominale d'évacuation (sans mise en charge) [ndlr : maximale] est de 43 + 40 = 83l/s, ce qui est une très faible valeur comparée au débit d'apport théorique du bassin versant 2 du Bois Prieur (400l/s)" (p10). 400l/s ça fait 1440m3 par heure ! Le réseau de la Doutre ne pouvant ingérer que 20% de ce flux !!

Lisez bien la conclusion de l'étude concernant le réseau du quartier de la Doutre :

"l'examen des caractéristiques des réseaux urbains diamètres et cotes des fils d'eau, fait appraitre, outre un tracé peu "hydraulique", des capacités de transport hétérogènes et très faibles sur certains tronçons"

Nous avons un réseau hydraulique....pas hydraulique !

 

Naturellement, l'étude propose des solutions simples et évidentes, ce qui contraste beaucoup avec le discours qui voudrait nous faire croire qu'il n'y en a pas et que plein de petites rustines ci et là finiront par résoudre le souci...

La première c'est un aménagement vers un autre bassin versant par le biais de la forêt, ce qui amusant c'est qu'il a repris par l'ONF et a démarré en 2009...et qu'il est, à un "détail" près, achevé,

La seconde c'est de reprendre toute la partie "pas hydraulique" pour une canalisation digne de ce nom entre la rue de Pontault et la rue Alphonse Combe pour rejoindre le ru. Ce qui est "amusant" c'est que nous avons déjà repris une partie de ces canalisations ces 10 dernières années... mais nous les avons remplacées par les mêmes ! C'est d'ailleurs, amusant également, une de ces sections que l'on envisage modifier à nouveau pour la passer du 300 au 400... nous aurons modifié deux fois un tuyau de plusieurs centaines de mètres en une dizaine d'années... au lieu de changer une fois l'intégralité pour un diamètre plus conséquent que du 400. Pour info la section qui vient du bois, passe sous une maison, et arrive rue de Pontault... est de 800 !! Elle peut drainer 650 litres par seconde. Celle qui suit 43 litres par seconde. Les 607 litres qui ne trouvent pas d'exutoire vont venir noyer nos habitations.

Ce qui est interessant dans ce document c'est le peu qui a été fait entre 1994 et 2016, un bassin d'orage situé sous le parking du quartier des Charmes pouvant contenir 200m3.Et une grille installée à exutoire de la fôret en 2017 afin que tout ce que charie les fossés ne finissent pas dans le réseau. Ce bassin d'orage a pour particularité, ainsi que le quartier des Charmes, lorsqu'il est trop plein, de se déverser dans le bois... qui si vous avez suivi, se déverse sur la Doutre. Mais tout cela est "normal".

Mais surtout : Que la situation était connue en 1994, en 2009 mais qu'on a semblé amnésique en 2016 !!! Jamais nous n'avions entendu parler de tout cela jusqu'à ce jour !

Notez également que le document porte l'entête du SIA DU RU DU REVEILLON ET DE LA MENAGERIE, qui s'appellera aussi le SIAR puis actuellement le SYMBAR et qu'il est adressé à la mairie d'Ozoir en 1994. Et maintenant faites une recherche sur les différentes personnes ayant été président de ce syndicat aux noms variés et regardez comment se nomment notre Maire et son premier adjoint. Je rappelle avant de conclure, qu'en démocratie, à chaque élection, on ne refait pas toutes les études commandées par son prédécesseur, sinon on n'avancerait jamais ! Du coup, vous serez certainement étonné que ces deux individus n'aient jamais entendu parler de cette étude et de ces conclusions, quand bien même elle était antérieure de quelques années à leur prise de fonction, tant elle est importante pour nous !

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